
Au besoin, on peut également intervenir en hiver. Pour ce qui est des mesures d’entretien, il faut s’en tenir à quelques règles générales, notamment veiller à ce que le plan d’eau ne soit pas totalement envahi par la végétation ou trop ombragé par les buissons et les arbres. Dans la plupart des cas, on peut laisser l’étang évoluer naturellement pendant longtemps, sans aucune intervention.
Les différents stades de colonisation par la végétation vont se succéder, et finalement, pour éviter l’atterrissement, il faudra prendre les grands moyens
et redonner au plan d’eau son aspect initial. Pour gérer un vaste complexe d’étangs, il est utile d’établir un concept global permettant d’atteindre les buts visés.
Plus un plan d’eau est petit, plus souvent il faudra s’en occuper. Pour un étang de jardin de faible capacité, il faudra régulièrement enlever la végétation en décomposition, ainsi que les feuilles mortes qui s’y
sont accumulées, afin d’éviter l’asphyxie des amphibiens passant l’hiver dans l’eau.
La fauche doit être effectuée avec une faucheuse à barre et ne doit pas être trop rase. Les autres faucheuses provoquent une importante mortalité chez les amphibiens. La fauche ne sera si possible pas effectuée durant la période de métamorphose, pour épargner les juvéniles. Sur le Plateau, celle-ci survient généralement à partir de mi-mai chez le crapaud commun et la grenouille rousse, dès juin-juillet chez les espèces pondant tardivement. On observe cependant qu’une fauche précoce, avant la métamorphose (en mai), ne respecte pas les exigences de la Confédération en matière d’extensification (1ère coupe après le 15 juin).
Les exigences des différentes espèces d’amphibiens quant au plan d’eau de reproduction sont très variées. Les caractéristiques du plan d’eau (surface, profondeur, âge, température et chimie de l’eau, proportion d’eau courante, végétation, faune aquatique) influencent durablement la composition et les effectifs du peuplement de batraciens. De manière générale, les structures et particularités suivantes peuvent être jugées favorables.
Les amphibiens sont protégés par la loi fédérale et ne doivent être ni déplacés, ni lâchés.