
S’ils sont présents dans les milieux naturels environnants, ils coloniseront d’eux-mêmes le nouveau plan d’eau. Suivant le type d’étang, différentes espèces s’y installeront.
Les espèces les plus courantes (grenouille rousse, triton alpestre) colonisent à peu près tous les types de plans d’eau. Les espèces pionnières au contraire (crapaud calamite, sonneur) préfèrent les petites mares qui s’assèchent périodiquement. La rainette et le triton crêté sont très exigeants et demandent un vaste complexe de plans d’eau, ainsi que des habitats terrestres de bonne qualité. Il en est de même du crapaud accoucheur pour qui une pente ou un talus bien ensoleillés et exposés au sud sont souvent nécessaires à sa survie.
Les propriétaires d’un étang doivent savoir que les amphibiens qui le colonisent spontanément sont des animaux sauvages au sens de la loi. S’ils sont introduits dans l’étang, ils ont valeur d’animaux d’agrément et le propriétaire est tenu pour responsable des dérangements éventuels causés par les coassements
des grenouilles ou des hécatombes sur les routes du quartier.
Généralement, un nouveau plan d’eau est d’abord colonisé par la grenouille rousse et le triton alpestre.
Après quelques années, on peut voir apparaître le crapaud commun, voire le triton palmé. Plus rarement, et s’il est bien ensoleillé et riche en végétation, un étang de jardin sera colonisé par la grenouille verte.
La forte densité de têtards souvent observée dans un petit étang peut faire croire que celui-ci est surpeuplé.
Il n’y a cependant pas lieu d’intervenir, car le nombre de larves va s’autoréguler naturellement: la nourriture disponible va diminuer, la croissance des larves sera ralentie et le nombre de prédateurs va augmenter.